Le Coq, la Belle Epoque familiale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-07-2005

ImageLe Coq-sur-mer est né d'une idée géniale du roi Léopold II de faire connaître la côte belge aux familles francophones, majoritairement bruxelloises, à quelques encablures d'Ostende (reliée à Bruxelles par le train) par la grâce du tramway électrique.

Il fit construire en 1889 quelque cent villas de style Belle Epoque (aujourd'hui situées entre les deux routes royales) et, par l'entremise du Bruxellois Léon Herreboudt, les céda par bail emphytéotique à des familles bruxelloises, en quête d'une seconde résidence.
Depuis lors, ces villas (elles portent encore quasi toutes des noms en français), sises dans "La Concession" sont classées et complètent, avec la gare et une trentaine de commerces d'époque conservés et restaurés à l'identique, cet aspect charmant anglo-normand du début de siècle qui fait l'atmosphère typique du Coq.
Peu de constructions en hauteur, toits à tuiles orange (les célèbres "Pottelberg"), petits balcons, tourelles et colombages complètent ce tableau intemporel.
Les Bruxellois ont gardé de tout temps des attaches avec celle qui fut surnommée un temps "la plus francophone" de la côte, malgré la fin des baux emphytéotiques, qui vit une série de villas passer dans les mains de touristes allemands fortunés.
La commune de Woluwe-Saint-Lambert y conserve toujours, pour les vacances iodées de ses écoliers, sa villa "Joli-Bois" et nombreux sont les mouvements de jeunesse de la Capitale qui ont séjourné au "Chat Botté". Même le célèbre club équestre de l'Etrier y tenait une succursale (le manège Musette, devenu "Camargue") jusqu'au milieu des années 80.
Sans le m'as-tu-vu zoutois et la foule de Blankenberge, le Coq a gardé sa vocation familiale et sa richesse naturelle : plage de sable fin, avec ses douze plagistes louant des fauteuils rayés entre les grandes bâches à l'année, séparation de ses voisins de Wenduine et Bredene par un défilé de 157 hectares de dunes d'oyats remarquablement préservées, larges étendues boisées (feuillus et pins parasols), réservées aux promeneurs et aux cavaliers qui jouxtent les premiers polders.

Un village sympathique

Au Coq, plus qu'ailleurs, tout déplacement se fait à vélo et comme ce n'est pas très grand, tout se voit et se sait et tout le monde se parle et se connaît. Pour les Bruxellois, le Coq c'est aussi retrouver les commerçants coquois (les "Haandelaars") qui le leur rendent bien.
Des marchands de vélos qui se font la guerre l'un en face de l'autre (Catrysse, qui a les plus beaux vélos et qui est aussi bourgmestre et André, qui loue les cuistax les plus rutilants), Germain qui tient la boucherie chez Madeleine (passé sous enseigne AD Delhaize mais que tout le monde appelle encore Madeleine) et qui a toujours un beau morceau de viande qu'il va chercher spécialement pour vous, Raymond qui vous servira de plus grosses boules de glaces parce que vous revenez d'année en année ou encore le patron du Bazar Saint Rita, féru d'histoire du Coq, qui vous dénichera l'objet rare que vous cherchiez pour vos enfants dans sa caverne d'Ali Baba.
Le Coq possède enfin le plus beau parcours de golf de la côte, dans un écrin préservé et unique.

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