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Alexis II n'était pas un ange Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
07-12-2008

Alexis II, le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, décédé vendredi dernier à 79 ans avait contribué à la réunification historique de son Eglise avec l'Eglise orthodoxe russe à l'étranger le 17 mai 2007, mettant fin à 80 ans de schisme datant de la révolution bolchevique de 1917.

 

Né le 23 février 1919 à Tartu, en Estonie [alors indépendante], dans une famille d'origine russe, séminariste sous Staline, prêtre marié, Alexeï Ridiguer divorce pour se faire moine en 1961, au temps des campagnes antireligieuses de Nikita Khrouchtchev. Il fut aussitôt promu évêque.

   Alexis II fera une carrière ecclésiastique fulgurante sous Léonid

Brejnev, à une époque où l'Eglise orthodoxe est strictement contrôlée par

le KGB qui jette dans les camps les prêtres dissidents.

   Homme d'appareil, KGbiste proche du pouvoir grâce à son poste de numéro deux

du Service des relations extérieures du patriarcat, il accèdera au poste suprême en juin 1990, peu avant la chute de l'Union soviétique.

 

Proche de Eltsine et de son successeur Vladimir Poutine, Alexis II utilisera ses relationsavec le pouvoir pour restaurer l'influence de l'Eglise orthodoxe en Russie et lui rendre sa propriété confisquée par les bolchéviques.

 

Au sein de l'Eglise, il ne favorisa pas le courant libéral et pro-oecuménique et fut fort favorable aux slavophiles méfiants envers l'Occident.

En Belgique, il laissa un souvenir fort contrasté, notamment aux Russes de la première vague [les Russes blancs] car il était loin d’être un ange !

Il avait ainsi fracassé la colonie russe européenne en y semant la zizanie et avait fait main basse sur l’église orthodoxe de l’avenue De Fré à Uccle [qui appartenait à la famille de Nicolas de Russie] et qui avait été financée, franc après franc, par les Russes blancs.

C’est dans cette splendide église que fut enterré le Général Wrangel, un des derniers généraux de l’armée blanche, exilé à Bruxelles où il mourut empoisonné par les services du KGB.

 

Cette Eglise avait reçu des mains d’une haute dignitaire d’une des grandes familles russes [Alexandra Spetschinsky] un œuf de Fabergé qui avait mystérieusement disparu lors de la reprise en main de l’Eglise par Nicolas II.

 

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