Westende, capitale de la côte
07-07-2005

ImageL'histoire tout à fait incroyable de Westende est intimement liée au dynamisme visionnaire d'un homme: l'entrepreneur et homme politique bruxellois, Edouard Otlet.
Il eut l'idée en 1894, au cours d'une partie de chasse aux lapins dans ses dunes de faire de Westende un "Bruxelles-à-la-mer".

La tâche qu'il s'assigna était gigantesque car il n'y avait pour ainsi dire rien si ce n'est des dunes de sable.
Il créa en 1897, avec deux autres associés, la SA La Westendaise, qui obtint de la commune de Middelkerke toutes les autorisations nécessaires pour construire digue, routes, hôtels et villas et y amener tous les services (approvisionnement énergétique et en eau potable) et confort nécessaires (les meilleures enseignes de Bruxelles) pour faire de Westende la station recherchée par les bruxellois. Ses méthodes publicitaires et de promotion étaient à ce point avant-gardistes qu'il conquit rapidement un grand nombre de Bruxellois qui achetèrent des parcelles de terrain.
Les historiens se sont toujours étonné qu'un groupe bruxellois privé se soit ainsi, avec un succès indéniable, arrogé un pouvoir comparable à celui de l'autorité publique.
Otlet eu aussi la lucidité de s'adjoindre les services d'un homme de confiance sur place en la personne du bruxellois Nicolas Lembrée, véritable homme orchestre qui fédéra l'ensemble des investisseurs et qui porta le grand projet du palace Grand Hôtel Belle-Vue, avec l'appui de l'architecte Octave van Rysselberghe.
Cet hôtel unique est un des rares vestiges miraculeusement conservé et récemment restauré du glorieux passé de Westende (lire ci-dessous).
Dès 1900, les plus prestigieux architectes bruxellois vinrent réaliser les plans de splendides villas sur la digue, dans un style proche des maisons bruxelloises construites à Bruxelles, avec une influence Art Nouveau très marquée.
En matière d'approvisionnement, le concept des "petites halles westendaises", vaste magasin général d'approvisionnement, où chacun y trouvait tous les produits qu'il cherchait, fit un véritable tabac.
Le succès et la prospérité de la station furent tesl qu'avant la guerre de 1914, elle fut considérée comme la station la plus chic, à rayonnement international et prisée dans l'Europe entière.
Malheureusement, l'été 1914 sonna le glas de cette période faste, tant les bombardements furent intenses et dévastateurs.
Pendant la guerre 1914-1918, 85% des villas furent détruites et il fallut pour ainsi dire tout rebâtir de zéro en 1919.
C'est pour cette raison que dans les mémoires, Westende reste qualifiée de "cité balnéaire disparue".

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