Les ramifications étranges de la mouvance Delacroix - Feret
19-11-2008
Luc Van Kerberghen est l'espèce de grosse brute pas très propre sur lui que certains ont découvert à côté du président du FN Michel Delacroix sur la fameuse vidéo parodiant la chanson de Guy Béart.
En réalité, ce zèbre, élu du Vlaams Belang à Machelen, est bien connu des milieux fachos : il assurait avec Yves Trousson [surnommé Popeye] le service d'ordre de Daniel Feret quand il était président du FN.

Quand il fit son service militaire, il fut placé comme garde-barrière au SDRA, le service de renseignements de l'armée : inutile de préciser qu'on ne met pas n'importe qui à ce poste...
Il faillit connaître de sérieux ennuis lors de l'incendie de l'hebdomadaire progressiste Pour par la milice d'extrême droite WNP : il était sur les lieux du crime et pu s'enfuir de toute justesse à moto.
En réalité, il travaillait pour "Le Canard" alias Christian Smet, agent double de la Sûreté de l'Etat. C'est ce dernier qui le sauvera en lui construisant un alibi sur mesure : il déclara qu'il fut aperçu en France avec un plâtre suite à une chute à moto.
Ce Van Kerberghen, surnommé "Rocky" fut aussi le Président du Z.O.O.N. [Zwarte Orde - Ordre Noir], un mouvement facho violent chargé d'opérations de "nettoyage" et d'intimidation : ces opérations appelées "touch&go" se pasaient sous forme e rodéo moto avec jet de sang de cochon ou de cocktail molotov près des mosquées du Grand Bruxelles.
Les liens entre ces petites frappes d'extrême droite et la droite conservatrice ultra catho trouvèrent un prolongement naturel chez ce Van Kerberghen qui épousa une noblionne d'origine espagnole, proche des milieux franquistes et de l'Opus Dei.
Il fréquenta aussi beaucoup le milieu des mercenaires qui étaient partis au Congo et qui avaient fait les campagnes du Katanga pour le compte de Raes quand il était patron de la Sûreté : tous ces zozos se retrouvaient chez celui qu'on surnommait "capitaine Charly" au Café "La Renaissance", rue Marché aux Charbons [depuis lors, ce caberdouche est devenu un bar gay].
Il n'était pas rare que des armes [ des 765, des 9 mm, des P.38, ...] étaient vendues sous le comptoir à 5000 BEF / pièce : elles provenaient des stocks du commissariat de police situé juste en face et étaient discrètement détournées par des flics qui voulaient se faire un petit complément de salaire. Elles servaient à alimenter toute cette mouvance d'extrême droite, toujours fort portée sur les armes...
Etonnant tout de même que tous ces zoulous puissent être des élus du peuple malgré des faits de violence avérés...
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